Ménager votre prostate en changeant de rythme de vie et d'alimentation

Cancer de la prostate

La prostate est une glande du système reproducteur masculin qui sécrète une partie du liquide composant le sperme. De la taille d’une noix chez un jeune homme, elle grossit avec l’âge : ses cellules peuvent se multiplier anormalement jusqu’à former une tumeur. Changez d'alimentation pour vous donner toutes les chances d'éviter les problèmes.

Changez de régime alimentaire pour aider à prévenir le cancer de la prostate

Les études ont montré qu’un régime alimentaire sain, pauvre en graisses et incluant une grande variété de fruits et légumes, pouvait réduire le risque de cancer de la prostate. Inversement, le risque augmente avec une alimentation riche en graisses saturées issues de viandes grasses et de laitages entiers.

Les antioxydants des fruits et légumes contribuent à lutter contre les radicaux libres produits naturellement par l’organisme, réduisant le risque de lésions cellulaires. Une consommation élevée de lycopène, que l’on trouve par exemple dans le pigment rouge contenu dans les tomates, réduit efficacement les risques, de même que celle d’aliments contenant :
- du sélénium :  fruits secs, fruits de mer, riz brun,
- de la vitamine E : germe de blé, graines.

Les aliments à privilégier pour tenir éloigné le cancer de la prostate

Mangez plus de :
  Fruits et de légumes riches en lycopène : pomelo, goyave, papaye, pastèque, tomate, poivron rouge.
  Aliments à index glycémique ou IG faible : avoine, pain complet, légumes secs, maïs, pâtes, nouilles.
  Aliments avec un apport suffisant de vitamine E et de sélénium : fruits secs oléagineux, fruits de mer, germe de blé, riz brun.
  Produits à base de soja : lait de soja, tofu.
  Thé vert et jus de tomate. 

Les aliments à fuir pour éviter le cancer de la prostate

Evitez autant que possible :
•  Les aliments à index glycémique ou IG élevé : pain blanc, céréales raffinées, biscuits.
•  Les viandes grasses, la charcuterie, les en-cas très gras, les plats à emporter ou frits.
•  Les laitages entiers et les graisses saturées animales : privilégiez les laitages allégés et n’en consommez pas plus de 2 à 3 portions par jour.
•  Réduisez la caféine.
  Evitez l’alcool, qui majore le risque de survenue de la plupart des cancers.

Un autre rythme de vie pour réduire le risque de cancer de la prostate 

  Conservez un poids correct en équilibrant vos apports alimentaires et en gardant une activité physique régulière.
•  Au déjeuner et au dîner, garnissez votre assiette de légumes et de salade de couleurs variées comprenant notamment des tomates et poivrons rouges.
•  Préférez les viandes maigres et remplacez plus souvent la viande par du poisson, des légumes secs ou du tofu.
•  Mangez plus souvent des tomates cuites – la cuisson favorise l’assimilation de leur lycopène.
  Essayez les produits à base de soja enrichis en calcium.
•  Prenez des en-cas sains : fruit frais, fruits secs oléagineux nature.
•  Évitez ou limitez l’alcool et buvez plus de thé vert et de jus de tomates.

Cancer de la prostate : les symptômes qui doivent alerter

Il n’y a aucun symptôme du cancer de la prostate lors des premiers stades. Le plus souvent, ce cancer se développe lentement et de façon asymptomatique.

Puis apparaissent des difficultés à uriner, des mictions douloureuses ou interrompues, la présence de sang ou de sperme dans les urines, des envies fréquentes d’uriner, notamment la nuit. 

Ces symptômes peuvent aussi être le signe d’une HBP, hypertrophie bénigne de la prostate, mais ils doivent faire l’objet d’analyses médicales. Étant donné l’absence fréquente de symptômes au début du cancer de la prostate, il est important de faire régulièrement un bilan à partir de 50 ans et dès 40 ans en cas d’antécédents familiaux.

Comment se diagnostique le cancer de la prostate ?

Le médecin procède d’abord à un toucher rectal afin de sentir si la prostate est grosse, dure ou bosselée. 

Un dosage sanguin du PSA, un antigène prostatique spécifique, est indispensable : son élévation indique qu’il existe un trouble au niveau de la prostate, même s’il s’agit d’un trouble bénin de type adénome. Seule une biopsie de la zone affectée peut confirmer le diagnostic.

Comment se traite le cancer de la prostate ?

Ce type de cancer ayant tendance à évoluer lentement, le traitement dépend du stade de la maladie, de son étendue, de l’âge et de l’état de santé du patient. 

Si le cancer de la prostate est découvert tôt, une intervention chirurgicale peut être pratiquée. Les chances de guérison sont bonnes, mais cette technique comporte certaines complications, dont une impuissance et incontinence urinaire de degré variable. 
-   La radiothérapie, moins sujette à conséquences, peut cependant engendrer une incontinence fécale. 
-   Une autre solution, la curiethérapie, consiste à implanter des petites aiguilles radioactives dans la prostate afin de détruire les tissus cancéreux, sans toucher les tissus sains voisins. Si cette méthode implique moins de complications, elle est moins efficace à long terme que la chirurgie. 
-   L’hormonothérapie est utilisée comme traitement adjuvant du cancer de la prostate, notamment après la chirurgie.


© MMIX International Masters Publishers AB
C’est Bon pour Vous ! IMP Sarl – ISBN : 978-2-84507-264-0
FR P H400 20030
Gilles, 52 ans
Témoignage Gilles, 52 ans

À la faveur d'une prise de sang de contrôle, le médecin de Gilles demanda un dosage du PSA. Les résultats révélèrent un taux anormalement élevé, confirmés par un nouveau test pratiqué trois mois plus tard. Une biopsie permit de diagnostiquer un cancer de la prostate.
Le cancer n'étant pas à un stade avancé, Gilles opta pour l'ablation totale de la prostate. Une rééducation quotidienne lui permit de retrouver le contrôle de sa vessie. Et, au bout de trois mois, ses fonctions érectiles s'étaient améliorées. Pour éviter une récidive, Gilles a adopté un régime très riche en végétaux et en fruits de mer, qu'il consomme chaque semaine. Son taux de PSA est encore contrôlé régulièrement.