L’Hamamélis, plante de vos veines

À la suite des travaux du médecin français Georges Dujardin-Beaumetz (1833-1895), l’hamamélis a été surnommé la « digitaline des veines », en raison de la présence d’un tanin astringent et vasoconstricteur : l’hamamélitanin. Parmi les autres constituants connus, on trouve des tanins, de la potasse, du fer, des hétérosides flavoniques, une huile essentielle. Hamamelis virginiana est aujourd’hui employé pour traiter les affections veineuses (varices, hémorroïdes, congestions veineuses, séquelles de phlébites…) ainsi que les hémorragies. En période de ménopause et de préménopause, l’hamamélis peut se montrer utile.

Au coeur de l’hiver, il se couvre d’étranges fleurs jaune d’or. Mystérieux, l’hamamélis signifie dans le langage des fleurs « Vous m’envoûtez ». On l’a d’ailleurs longtemps appelé « le noisetier des sorcières » et les Anglais continuent à le nommer ainsi (witch hazel).

Commment utiliser l'hamamélis ?

Seule la feuille est inscrite à la pharmacopée française : on n’utilisera donc ni l’écorce, ni la racine ni la fleur. Faites sécher les jeunes feuilles à l’ombre ou bien… achetez-les en pharmacie, herboristerie ou boutique diététique.
 
Décoction
  Une petite cuillère de feuilles sèches par tasse d’eau ; laisser bouillir 3 minutes ; 2 tasses par jour.
 
 
Gélules ou extraits liquides
  Suivez les recommandations du fabricant.
 
 
Pommade
  Plusieurs marques proposent des crèmes à appliquer sur les jambes (varices), le visage (couperose) ou autour des yeux.
 
 
Lotion occulaire
  Une infusion légère d’hamamélis peut être appliquée sur les yeux fatigués.
 
 
  • Pour en savoir plus sur l'hamamélis (Hamamelis virginiana)

    Originaire d’Amérique du Nord, l’Hamamelis virginiana pousse dans les fourrés et en lisière des forêts, dans des sols plutôt acides. Il mesure jusqu’à 5 mètres de haut. Ses fleurs jaune citron s’épanouissent dès l’automne et se succèdent jusqu’à février. Il est fréquent de contempler, en même temps sur la plante, la floraison et la coloration automnale des feuilles. C’est l’hamamélis « médicinal », celui avec lequel vous pouvez faire vos tisanes.

    Un peu de botanique
    Le mot Hamamelis dérive du grec hama (avec) et melon (fruits) signalant que la plante peut porter en même temps des fleurs et des fruits. Les fleurs, qui apparaissent sur les rameaux de 2 ans ou de l’année précédente, sont hermaphrodites, réunies par deux ou trois. Les quatre pétales sont très étroits et chiffonnés. Ils donnent l’impression d’une araignée, d’où l’appellation poétique d’arbre « aux araignées d’or ». Les feuilles alternes, arrondies à l’extrémité, crénelées, dentées, ressemblent à celles du noisetier.

    Les principaux constituants
    Les graines de l’Hamamelis virginiana sont oléagineuses et comestibles. L’écorce et les feuilles présentent des propriétés astringentes connues des Indiens de Virginie depuis des siècles. Elles entrent dans la composition de lotions utilisées pour soigner les coupures et les contusions. L’écorce macérée dans le whisky constituait un remède populaire utilisé pour apaiser les blessures occasionnées par les colons américains, sous le nom de « Pond’s extract ».

    Au jardin
    L’hamamélis est un arbuste à croissance lente, ce qui le rend précieux dans un petit jardin, même s’il a tendance à prendre une certaine ampleur en vieillissant, avec ses branches bien étalées. Il apprécie les températures basses (de l’ordre de - 20 °C) : il faut donc lui épargner le Midi méditerranéen. Les fleurs sont très tolérantes, puisqu’elles résistent à une prise en glace complète. L’hamamélis se montre en général insensible aux maladies et aux attaques des insectes. Il apprécie un sol plutôt acide, qui ne se dessèche pas trop durant l’été. Installez-le à mi-ombre, dans une ambiance plutôt humide, sans chaleur excessive en été. Les espèces asiatiques supportent mieux la sécheresse que celles venues d’Amérique du Nord. Il est important que la plante bénéficie en hiver d’un maximum de luminosité, afin de fleurir en
    abondance. La proximité de grands conifères est déconseillée.
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  • © 2015 Leduc.s Éditions - Les plantes qui guérissent, Sophie Lacoste

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