Thé noir et thé vert, la boisson santé des artères et des régimes amincissants

La légende raconte que le thé fut découvert en 2737 av. J.-C. par l’empereur Chen-Nong. Un jour où, installé à l’ombre d’un théier, cet éminent personnage faisait bouillir de l’eau pour se désaltérer (eh oui, en ces temps, on buvait de l’eau chaude !), quelques feuilles de thé tombèrent dans sa "marmite". Pas dégoûté ni méfiant (pourtant, nombre de végétaux sont très mauvais au goût ou toxiques !), Chen-Nong avala cette infusion improvisée et en apprécia d’abord le goût puis les effets : tout requinqué par son thé, l’empereur donna sa recette alentour !

Après la légende, l’histoire

De l’histoire de Chen-Nong, personne n’est sûr, mais l’histoire du thé, depuis, a fait couler beaucoup d’encre.
Boisson courante en Chine dès le IVe siècle, il mit quelques années à nous parvenir. L’histoire raconte que le célèbre guerrier Gengis Khan en abreuvait ses troupes pour leur donner force et courage pendant les batailles. Vers 1666, les Hollandais commencèrent à l’importer. Avant même d’être considéré comme une boisson, le thé fut employé par les médecins. Ceux-ci avaient eu vite fait de constater que le thé stimulait la vivacité intellectuelle, améliorait la digestion et le travail des reins. On distingue deux grandes catégories de thés : les thés verts et les thés noirs.

Toutes deux proviennent de la même variété de thé : le Thea sinensis. Leur différence résulte de la préparation qu’on leur fait subir.

Le thé noir

Les feuilles sont cueillies puis étalées et séchées pendant 24 heures dans un courant d’air chaud. Elles sont ensuite enroulées sur elles-mêmes dans des cuves cylindriques : cela permet de libérer et mélanger leurs huiles essentielles.
Commence ensuite la fermentation. Pendant 4 heures, les feuilles sont mises dans une atmosphère très humide. Elles perdent alors jusqu’à 50 % de leurs tanins, leur arôme se dégage et leur couleur vire au brun. Pour stopper le processus de fermentation, on passe alors rapidement les feuilles dans un courant d’air très chaud et sec. A Formose, le thé subit une fermentation plus courte : c’est le thé Oolong.

Le thé vert

Pour la préparation du thé vert, les feuilles sont préparées de façon différente : dès la cueillette, elles sont soumises à une torréfaction ou à un passage à la vapeur. Ce traitement détruit leurs enzymes et les empêche de fermenter.
Les feuilles sont ensuite roulées et séchées, comme pour le thé noir.

Les principales vertus du thé

Thé vert et thé noir sont tous deux reconnus pour stimuler l’intellect et chasser la fatigue, améliorer la digestion et activer l’élimination rénale. Ils figurent d’ailleurs dans de nombreuses pharmacopées pour ces propriétés. Ils sont aussi utiles pour prévenir les caries, rafraîchir l’haleine, stimuler la respiration des malades souffrant d’essoufflements et, en application externe, contre certaines mycoses.

Bien entendu, en activant les fonctions d’élimination, ils peuvent jouer un grand rôle dans l’accompagnement de régimes amincissants. Aujourd’hui, les chercheurs scientifiques vont plus loin : l’incidence bénéfique du thé contre certains cancers et les maladies cardio-vasculaires est désormais démontrée.

La théine

Si le thé est si efficace pour la concentration et le tonus, c’est en grande partie parce qu’il contient une substance très proche de la caféine : la théine. Certes, en proportion moindre que dans le café (moitié moins environ), mais, à forte dose, c’est un excitant. Toutefois, ses effets sont limités par la présence de tanins qui permettent sa libération progressive dans l’organisme (avec le café, c’est le coup de fouet instantané suivi souvent du coup de pompe).

On peut aussi faire en sorte que le thé soit moins excitant en suivant l’une de ces deux méthodes : soit vous versez de l’eau bouillante sur le thé puis vous la jetez immédiatement et la remplacez par de l’eau frémissante et vous laissez infuser 3 minutes avant de boire ; soit vous laissez le thé infuser plus de 3 minutes pour laisser le temps aux tanins de neutraliser en grande partie la théine. L’inconvénient de cette deuxième méthode est que le thé sera plus âcre (sans être plus parfumé).

Le thé et les maladies cardio-vasculaires

Depuis bien des années, on entend dire que le thé préserve les Chinois des maladies cardio-vasculaires. Longtemps, les confirmations scientifiques sérieuses sur le sujet ont manqué.

  Depuis deux ans, l’Organisation de la Recherche Scientifique et Industrielle du Commonwealth organise même un symposium annuel sur le thé et la santé. Au cours de ces congrès, de nombreux chercheurs sont venus faire état de leurs travaux sur les vertus antioxydantes du thé (thé noir et thé vert) au niveau des artères. En quelque sorte, le thé protègerait les parois artérielles des dépôts de cholestérol, à la manière du vin. Une étude américaine a d’ailleurs démontré que lorsqu’un sachet de thé était infusé dans de l’eau bouillante pendant 5 minutes, 80 % des antioxydants du thé étaient retrouvés dans l’eau.

Le thé et le cancer

De nombreux chercheurs ont également fait part de leurs récentes études et analyses concernant les effets du thé sur certains cancers.
Un chercheur japonais, Masami Suganuma, est venu rendre compte d’une étude menée sur 10 ans portant sur 8 552 personnes. Au cours de ces années, dans le groupe concerné, 175 femmes et 244 hommes ont développé un cancer. Masami Suganuma a pu, grâce à cette étude, montrer, que chez les grands consommateurs de thé, l’apparition de cancer était nettement retardée : de 7,3 ans en moyenne pour les femmes, de 3,2 ans en moyenne pour les hommes. Une autre étude, de très grande envergure, a été menée chez 35 000 femmes ménopausées. Les taux de cancers de l’appareil digestif et urinaire sont de 40 à 70 % moindres chez les femmes qui boivent plus de deux tasses de thé par jour.
Autre étude qui a marqué les esprits : celle du Docteur Junchi Chen, membre de l’Académie Chinoise de Médecine Préventive. Pendant 6 mois, ce médecin a étudié les effets de certains composants du thé vert et du thé noir sur les lésions buccales précancéreuses de 59 patients. Absorbé et appliqué localement, ce traitement améliore considérablement les signes cliniques et inhibe la prolifération des cellules cancéreuses. Le Docteur Junchi Chen a ainsi démontré le rôle du thé dans la prévention de l’apparition du cancer chez l’homme. Sur les animaux, de nombreuses études avaient déjà démontré l’efficacité du thé sur les cancers cutanés.

© 2015 Leduc.s Éditions - Les plantes qui guérissent, Sophie Lacoste

 

En poursuivant votre navigation sur notre site et/ou en ouvrant nos communications directes, vous acceptez l’utilisation de cookies, y compris de partenaires tiers, pour réaliser des statistiques de visites,  pour partager les contenus sur les réseaux sociaux et pour effectuer des études afin d'optimiser le contenu de notre site.  En savoir plus et paramétrer les cookies.